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Glendon et SHIFTER explorent la culture noire grâce à une série de vidéos

Dans une nouvelle série de vidéos intitulée Renaissance, deux personnes noires canadiennes – l’une issue du milieu académique, l’autre des secteurs des arts, de la culture ou du leadership communautaire – ont une conversation improvisée sur la vie des personnes noires au Canada.

Les participants ne connaissent pas l’identité des personnes qu’ils vont rencontrer.

Ce projet vidéo en quatre épisodes est le fruit d’un partenariat entre le Collège universitaire Glendon et SHIFTER, une plateforme médiatique canadienne axée sur la culture noire, le divertissement et la diffusion de récits de la communauté.

Pour Glendon, le projet combine l’engagement des diplômés, le partage d’histoires et de points de vue et les activités d’engagement communautaire du campus. Il marque le 100e anniversaire du mouvement Renaissance lancé à Harlem au début du 20e siècle, et qui a vu converger l’intellectualisme noir et la culture noire. Cet anniversaire est une occasion d’explorer la visibilité de la culture noire dans le Canada d’aujourd’hui.

Le partenariat est né d’une collaboration entre des diplômés. En effet, Kevin Bourne, réalisateur et producteur de SHIFTER, a étudié à Glendon. Quand l’équipe de communication de Glendon a remarqué son travail dans le domaine du journalisme et du divertissement, M. Bourne a repris contact avec le campus et a contribué en 2023 à une série de profils mettant en vedette des membres de la communauté noire de Glendon : étudiant·e·s, professeur·e·s, membre du personnel et diplômés.

C’est ainsi que le projet Renaissance a vu le jour.

« Nous avons toujours imaginé que ce serait le point de départ non pas d’une seule collaboration, mais de plusieurs », explique M. Bourne.

Pascal Arseneau, directeur principal des communications stratégiques et de l’engagement communautaire, explique que le projet illustre un terme que les étudiants utilisent souvent pour décrire le campus Glendon : la communauté.

«Glendon a la capacité de créer des espaces de dialogue, ajoute-t-il. Les gens viennent d’horizons différents et parviennent rapidement à former des alliances, à travailler sur ce qui les rassemble, à s’impliquer dans différentes causes, à relever des défis et à trouver des solutions ensemble. »

Le projet a été abordé de manière à connecter plusieurs communautés à la fois : la population étudiante actuelle, le corps professoral, le personnel, les diplômés et des auditoires dépassant ses frontières. En jumelant des participants liés à Glendon avec des personnalités communautaires externes, la série élargit le cadre des conversations critiques.

L’accent mis sur le rassemblement de différentes perspectives a également façonné le format de Renaissance. Glendon a fourni un financement, un espace de studio au théâtre Glendon et une liste de membres de la communauté susceptibles de participer au projet. SHIFTER s’est chargé de la production et a fourni son propre réseau d’artistes, de créateurs et de leaders communautaires. Les jumelages étaient intentionnels, mais les participants ne savaient pas à l’avance qui ils allaient rencontrer, même sur le plateau. Ils sont restés séparés jusqu’à ce que les caméras tournent.

« C’est grâce à la spontanéité que peut naître une collaboration potentielle », dit M. Bourne. Il précise d’ailleurs que plusieurs participants ont échangé leurs numéros de téléphone afin de rester en contact après le tournage.

M. Bourne explique aussi que l’équipe a pris en considération l’identité bilingue de Glendon tout au long du projet. L’un des quatre épisodes est en français, reflétant directement la communauté francophone de Glendon.

Toronto Raptors DJ, music producer and international DJ, 4KORNERS, talks with Psychology Major, Excellencia, have a one-on-one conversation about the Black experience in Canada.
Excellencia Bambi et 4KORNERS

Le premier épisode, disponible jumelle Excellencia Bambi, étudiante en quatrième année de psychologie à Glendon, à 4KORNERS, un DJ et producteur musical international. Leur conversation porte aussi bien sur l’influence de l’art noir aux Juno Awards que sur la question de savoir s’il faut d’abord une plus grande visibilité, des rassemblements et la mise en place d’établissements avant de pouvoir affirmer que le Canada connaît une renaissance culturelle noire.

Anna Mossakowska, stratège numérique de l’unité de communication stratégique et d’engagement communautaire de Glendon, explique que la série permet également de voir des représentants de Glendon en conversation avec des personnes ayant des expériences diverses : « J’ai hâte de voir les membres de notre communauté rencontrer des personnes aux origines et perspectives différentes et de découvrir non seulement ce qui nous distingue, mais aussi ce qui nous rapproche ».

L’objectif principal, selon M. Bourne, est de favoriser une meilleure compréhension de l’expérience des personnes noires au Canada. « J’espère que des personnes ne s’identifiant pas comme étant des personnes noires regarderont l’épisode et trouveront qu’elles ont appris quelque chose, déclare-t-il. En nous associant à un établissement d’enseignement supérieur, nous espérons éduquer les gens en dehors de la norme de ce qu’ils considèrent généralement comme de l’éducation. »

Les trois autres épisodes devraient être diffusés au cours des prochains mois, mais les dates restent encore à déterminer. La série continuera à rassembler des participants de différents domaines, milieux et secteurs de la communauté de Glendon et de l’ensemble de la communauté noire canadienne.

« J’étais particulièrement fier de faire découvrir mon ancienne université à l’équipe de tournage », conclut M. Bourne, qui considérait aussi ce projet comme une chance d’introduire la culture dans un espace éducatif. « Je pense que nous devrions faire plus de projets de ce genre. »

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