Découvrez les parcours et choix professionnels de celles et ceux qui ont suivi ce programme novateur.
Devenez interprète : étudiez à distance dans le cadre du MCI de Glendon
Rony Gao : Pourquoi choisir le MCI ?
Patricia Ubeda, dipl?mée du MCI et interprète salariée au gouvernement du Canada
罢é尘辞颈驳苍补驳别蝉
Ahmed Al-Tameemi a obtenu son dipl?me du MCI en 2016, avec une mention arabe A et un B en anglais. Dès le début, nous avons compris qu'Ahmed était voué à la réussite, non seulement parce qu'il possédait le talent brut pour devenir interprète, mais aussi parce qu'il a travaillé sans rel?che pour perfectionner ses compétences tout au long du programme. Il a fait preuve d'une grande discipline dans sa pratique de l'interprétation, et sa détermination a porté ses fruits. Nous avons récemment rencontré Ahmed et lui avons demandé de partager avec les futurs étudiants du MCI quelques-uns de ses moments clés d'apprentissage.
Vous avez contribué à coordonner l'équipe d'interprétation qui a accueilli les réfugiés syriens au Canada. Comment avez-vous vécu cette expérience ?
Ce fut un moment déterminant dans ma vie et un tournant dans ma carrière d'interprète lorsque j'ai été choisi pour superviser une équipe d'interprètes chargée d'interpréter les messages de 25 000 réfugiés syriens arrivés au Canada. Cette t?che a exigé beaucoup de préparation et de travail acharné. Je me souviens encore du moment où la première famille de réfugiés est arrivée et a été accueillie par le premier ministre canadien Justin Trudeau. J'étais ravi d'interpréter pour le premier ministre et sa famille. J'ai réalisé l'importance du r?le des interprètes et son impact positif sur la vie des autres.

Photo d'Ahmed Al-Tameemi
Comment le MCI vous a-t-il aidé à arriver là où vous êtes aujourd’hui ?
La formation que j'ai re?ue au MCI de Glendon m'a donné une base solide pour mon travail. Gr?ce aux compétences acquises et aux conseils professionnels re?us de mes professeurs, j'ai atteint le sommet de ma forme. Au MCI, j'ai été formé à interpréter dans des contextes et des situations variés, fidèles au marché du travail. Je suis convaincu que ce que j'ai appris à Glendon me sera toujours utile dans ma carrière d'interprète.
L'examen de fin de CE2 peut être très éprouvant. Comment s'en est-il sorti ?
J'ai réussi l'examen de fin d'études du premier coup. C'était à la fois exigeant et gratifiant. C'était un défi, car il représente la dernière étape du programme, où les étudiants doivent démontrer qu'ils sont prêts pour le marché. L'examen de fin d'études a été gratifiant, car il m'a motivé à m'entra?ner avec un objectif en tête. Il m'a permis de comprendre comment je me comporte sous pression et d'apprendre de mes erreurs. Je crois que la meilleure fa?on de réussir l'examen de fin d'études est d'adopter une routine quotidienne d'étude et de pratique. Fixez-vous un objectif pour chaque pratique. Planifiez, mangez sainement et dormez bien.
Sur quoi travaillez-vous actuellement ? Quels sont vos projets pour l’avenir ?
Mon rêve est de devenir interprète à l'ONU ou dans toute autre organisation internationale. Je me prépare actuellement au concours d'interprète de l'ONU et perfectionne mes compétences en interprétation. Je suis convaincu que le temps et le travail acharné sont essentiels pour atteindre nos objectifs.
Certains de nos dipl?més occupent une place particulière dans nos c?urs. Fannie St-Pierre-Tanguay en fait assurément partie. Elle faisait partie de la première cohorte d'étudiants dipl?més de la MCI en 2014, avec des notes de fran?ais A et d'anglais B. ? bien des égards, Fannie et ses camarades ont contribué à b?tir le programme, tout comme le corps professoral et l'administration.
L'esprit pionnier de Fannie ne s'est pas arrêté avec son départ du MCI. Elle a été la première de nos anciennes élèves à obtenir un poste d'interprète. Nous avons récemment rencontré Fannie pour découvrir comment sa carrière a véritablement décollé.
Parlez-nous de votre poste actuel, Fannie. Quel est votre r?le ? Quels sont vos avantages et vos défis ?
Je suis interprète à l'Assemblée législative de l'Ontario. Cela signifie que j'interprète les débats politiques à la Chambre ainsi que dans certains comités. La plupart du temps, nous devons interpréter de l'anglais vers le fran?ais, mais il arrive qu'un député parle en fran?ais, et nous devons alors interpréter vers l'anglais.

Photo de Fannie St-Pierre-Tanguay
La principale récompense de mon travail est d'apprendre quelque chose de nouveau chaque jour. La politique provinciale touche à de nombreux aspects de notre quotidien, les sujets sont donc infiniment variés. C'est aussi un honneur d'être témoin de l'élaboration des lois qui nous régissent. Les défis de ce travail incluent la rapidité et la densité des discours. Chacun a quelque chose à dire et veut en dire le plus possible dans le peu de temps qui lui est imparti !
Comment le MCI vous a-t-il aidé dans votre développement de carrière ?
Je ne serais pas là où j'en suis aujourd'hui sans le MCI. Bien s?r, chaque environnement de travail a ses particularités et on apprend beaucoup sur le tas. Cependant, le MCI m'a apporté de solides bases en interprétation ainsi qu'une flexibilité qui me permet de m'adapter très rapidement où que j'aille.
J'apprécie que le MCI ne nous ait pas formés pour une organisation ou un environnement de travail spécifique, mais nous ait plut?t donné les outils nécessaires pour travailler comme interprètes où nous le souhaitons par la suite. C'est une philosophie de formation à laquelle je m'identifie et je sais qu'elle continuera de me servir à l'avenir.
Des conseils pour les stagiaires interprètes qui travaillent entre l’anglais et le fran?ais ?
Quelle que soit la combinaison linguistique, mon seul conseil est le suivant : faites du stress votre allié. Il y aura toujours des inconnues ; il y aura toujours des discours rapides et incompréhensibles. Vous ne serez jamais suffisamment préparé. C'est la nature de l'interprétation. Alors, que faire ? Je ne vais pas vous dire de ne pas stresser. Le stress est naturel, et si vous ne le ressentez pas, c'est que quelque chose ne va pas. Mais ne vous laissez pas décourager. Utilisez-le à votre avantage. Canalisez cette énergie pour qu'elle vous aide à être encore plus performant.
Selon vous, quelles sont les compétences et qualités essentielles que l’on devrait posséder pour exceller dans ce programme d’interprétation ?
Pour intégrer le programme, il faut avoir une bonne mémoire et de solides compétences linguistiques. Il faut être curieux du monde qui nous entoure et s'engager à apprendre toute sa vie. Mais réussir ces deux années demande concentration et travail acharné. C'est un processus d'entra?nement, comparable à celui des musiciens ou des athlètes. Au début, on a l'impression de viser un objectif inaccessible, ce qui peut être frustrant. Heureusement, on n'est pas seul dans son parcours : des professeurs nous aident et nous guident, et nos camarades de classe nous permettent non seulement de nous entra?ner, mais aussi de partager nos expériences et de relever les défis. Quand on commence enfin à sentir des progrès, c'est une sensation incroyable qui nous motive à travailler encore plus dur !

Photo d'Ania Bogdanova
Quelle a été votre partie préférée de l’expérience MCI ?
En première année, c'était mon cours d'interprétation médicale - il y avait tellement de nouvelles connaissances à apprendre, et réaliser que quelqu'un pouvait perdre la santé ou même la vie en faisant une erreur m'a vraiment tenu en haleine !
En deuxième année, j'ai beaucoup apprécié l'occasion d'interpréter des événements réels organisés par Glendon : conférences, tables rondes et discours d'ouverture. L'un de nous coordonnait l'équipe : il assurait la liaison avec l'organisateur de l'événement, établissait un planning de travail et distribuait des récepteurs au public pour qu'il puisse entendre les interprètes. Les autres se documentaient sur le sujet, préparaient leurs glossaires et faisaient de leur mieux le jour J. C'est une expérience enrichissante : vous êtes au micro, vous avez un public réel qui compte sur vous pour comprendre ce qui se passe, mais vous savez que vos camarades de stand et vos professeurs sont là pour vous soutenir en cas de besoin. C'est comme un petit filet de sécurité qu'on n'a pas en dehors du cadre universitaire, et cela renforce vraiment la confiance en soi.
Quel est votre avis sur le marché de l’interprétation russe-anglais au Canada ?
La profession d'interprète conna?t actuellement des changements importants. La plupart des interprètes travaillent désormais à la pige. Il est donc essentiel de perfectionner ses compétences en affaires et en interprétation pour gagner sa vie. Apprendre à reconna?tre et à saisir les opportunités devient l'une des clés de la réussite. L'un des atouts du MCI Glendon réside dans l'esprit de respect mutuel et de collégialité : vous pouvez toujours compter sur vos professeurs et vos camarades de classe pour des conseils et des recommandations, ce qui élargit considérablement vos horizons professionnels. D'après mon expérience, une combinaison de langues russe et anglais permet de trouver du travail au Canada dans les domaines des conférences, du droit, de la santé et de la communauté. Mais vous n'avez pas à vous limiter géographiquement : l'interprétation à distance est en constante progression, par exemple, ce qui vous permet de travailler avec un client à l'étranger sans quitter votre domicile !

En savoir plus
Le programme de ma?trise en interprétation de conférence (MCI) à 91亚色 offre un environnement stimulant pour poursuivre une formation innovante, socialement engageante et axée sur la carrière. Contactez notre adjointe au programme de cycles supérieurs pour en savoir plus.
